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HISTOIRE DE LA VILLE

Sous l'ancien régime
La colline Saint-Ennemond devient successivement le port d'attache de la maison du Jarez (1185-1344), de la maison de Saint-Priest (1344-1580), puis de la maison de Chevrières, général et diplomate de dimension nationale, qui fût le seigneur le plus prestigieux de Saint-Chamond. Ce fut lui qui fortifia et embellit le château de Saint-Chamond.
L'église Saint-Ennemond et la maison des Chanoines (XVIème siècle) figurent parmi les plus beaux vestiges de l'ancien régime.

A l'heure de la révolution
En mars 1789, avec la rédaction des cahiers de doléances du Tiers-Etat, Saint-Chamond plonge dans la Révolution. Appelée "Vallée Rousseau", elle se trouve englobée dans le département de Rhône et Loire.
En 1792, le Château est pillé et démoli par les habitants.
En 1793, Lyon se révolte contre la Convention et entraîne Saint-Chamond dans l'insurrection. La défaite de l'armée lyonnaise conduit à l'évacuation de Saint-Chamond. La convention envoie alors Javogues qui multiplie les arrêtés épuratoires et rançonne les habitants.
En 1796, les Saint-Chamonais expédient une colonne mobile contre les prêtres réfractaires et déserteurs.

Les grandes industries textiles et métallurgiques
Dès le deuxième quart du XVIème siècle, la ville assiste à l'implantation d'ateliers de travail de la soie qui se développent tout au long du XVIIème siècle et font de la ville le berceau de cette industrie.
A partir du XVIIème et du XVIIIème siècle, Saint-Chamond devient une cité à vocation essentiellement industrielle et voit la création des premières grandes fonderies et le développement de très nombreux ateliers (clouteries, quincailleries, serrureries), intégrés dans le tissu urbain, le long des rues et aux abords des cours d'eau.
Au XIXème siècle, Saint-Chamond connaît une importante expansion, grâce aux grandes industries du textile et de la métallurgie, au développement des manufactures, des teintureries et des industries d'armement.
En 1853, la ville voit la création de la société anonyme des houillères de Saint-Chamond et Germain Morel fonde le noyau de la grande industrie saint-chamonaise au Pré-Château.
L'année suivante, Pétin, Gaudet et Jackson créent la compagnie des Hauts-Fourneaux, Forges et Aciéries de la Marine et des Chemins de Fer (qui deviendra durant 1914-1918, l'un des premiers arsenaux de la France en guerre).
Quelques années plus tard, en 1874, Adrien de Montgolfier devient directeur de la société des Forges et Aciéries et en fait l'un des tous premiers établissements du pays. Les manufactures de lacets remplacent petit à petit la soierie en perte de vitesse.
En 1880, Saint-Chamond devient la capitale mondiale de l'industrie du lacet. Dix-huit ans plus tard, naît la société des Manufactures Réunies qui regroupe dix des plus grands fabricants de lacets et près de 20 000 métiers.
A la fin du XIXème, cette industrie est à son apogée.
Une première partie de XXè siècle marquée par le développement économique et une figure emblématique : Antoine Pinay
Dans les années 50, tandis que la ville voit la fermeture de sa dernière mine au Clos Marquet, les Forges et Aciéries entrent dans le groupe Creusot-Loire, qui compte 28 usines et 39 000 employés dont 3 100 à Saint-Chamond.

Des années 30 aux années 70, la ville est marquée par un homme : Antoine Pinay, Maire de Saint-Chamond pendant 45 ans.
Son élection à la mairie est le point de départ d'une grande carrière politique nationale. Son nom reste attaché à une politique pragmatique de défense du franc et d'équilibre budgétaire. L'emprunt Pinay en est le meilleur symbole.
Saint-Chamond, Saint-Julien-en-Jarez, Izieux et Saint-Martin-en-Coailleux fusionnent le
9 mars 1964 pour former le "Grand Saint-Chamond". La ville devient alors la troisième commune de la Loire, avec près de 40 000 habitants.

Saint-Chamond, des années 1970 à ce jour.
Dans les années 1970, la crise contraint Saint-Chamond à un redéploiement économique.
La ville sait tirer profit du repliement des houillères. En 1970, une zone industrielle de 24 hectares est créée au Clos Marquet, suivie de la création de la zone industrielle du Coin (20 hectares).
Les grandes manufactures du textile et les énormes ateliers métallurgiques laissent peu à peu place au développement d'un réseau dense de petites et moyennes entreprises, à la périphérie de la ville.
Le début des années 1990 marque la poursuite du redéploiement économique, avec notamment la création du parc d'activités « Stelytec », fruit d'une collaboration entre Lyon, Saint-Etienne et Saint-Chamond.
S'appuyant sur une forte tradition industrielle, Saint-Chamond s'emploie à réussir le pari de la diversification.
Depuis plusieurs années, elle s'attache à améliorer le cadre et la qualité de vie en restaurant le patrimoine historique et en construisant de nouveaux équipements sportifs, culturels et sociaux.

La légende des " COURRE A MIAU " (Couramiaud, Couramiauds)
James Condamin, dans son "Histoire de Saint-Chamond", publiée en 1890, rapporte une anecdote selon laquelle, chaque 24 juin, à l'occasion de la fête de la nativité de Saint-Jean-Baptiste, les chanoines allumaient un feu gigantesque, dressé sur l'actuelle place de l'Observatoire.
Au centre du feu s'élevait un arbre, au sommet duquel se débattait, retenu par une corde, un chat vivant, destiné à figurer le démon. Le pauvre animal était-il brûlé, c'était l'image de la purification du péché par le feu. Parvenait-il au contraire à s'échapper, on concluait à l'expulsion du démon du corps humain.
Dans l'une et l'autre hypothèse, le symbole était satisfaisant ; toutefois, la fête avait beaucoup plus d'animation dans le second cas de figure. En effet, courir après l'animal affolé et s'efforcer de le rattraper, causait à nos ancêtres un véritable plaisir.
Les habitants des villes voisines ne manquèrent pas une si belle occasion d'appliquer un sobriquet aux Saint-Chamonnais. Ils baptisèrent donc les coureurs de chat du surnom de "Couramiaud"